Son grand-père était horloger, et son père avait inventé une machine à tondre le drap ; il est donc porté tout naturellement vers l'étude des mécanismes connus et à l'invention. À dix-huit ans, Froment conçoit son premier électromoteur et, candidat à l'Ecole polytechnique deux ans plus tard, en présente le dessin à M. Liouville. En Angleterre, il étudie pendant quelques années la grande mécanique à Manchester. En 1840, il entre dans l'atelier de Gambey pour se former à la construction des instruments de précision tels que la boussole d'inclinaison conservée parmi d'autres objets de sa fabrication à l'Ecole polytechnique.
Il construit, en 1843, l'un des premiers télégraphes à cadran, un télégraphe à signaux conventionnels, analogue à celui de Morse, et un télégraphe à clavier.
Avant lui, on en était réduit à éclairer directement les réticules des lunettes astronomiques, pour les observations nocturnes. Il trouve le moyen de rendre les fils lumineux en y faisant passer un courant voltaïque.
Il ouvre à Paris en 1844 des ateliers où la vapeur, la photographie et l'électricité constituent le centre de ses travaux. Froment a réalisé les projets de beaucoup d'ingénieurs et mécaniciens : le métier Bonelli, le télégraphe Caselli, le télégraphe Hugues, la machine électrotrieuse, le chronographe de MM.Schultz et Lissajoux. Il est l'auteur du fameux pendule de Foucault et de son appareil à miroir tournant, mesurant la vitesse de la lumière, qui améliore l'expérience de Fizeau. Il imagine le mécanisme des horloges électriques et celui des sonneries prévenant les surveillants des gares de chemin de fer de l'approche des trains. Entre 1844 et 1848, il réalise différents types d'électromoteurs qui figurent parmi les rares machines de ce type mises en service.